dimanche 25 septembre 2011

Le baccalauréat, est-il légal?

Le baccalauréat, est-il légal?

Le BACC: est-ce vraiment utile ou seulement un spectacle sinistre
Chaque année, des milliers de nos jeunes se préparent ardemment pour l'examen de la fin du cycle du secondaire: le baccalauréat, ou bacc tout court...... Une autre injustice flagrante contre tout le peuple algérien est l’interdiction de l’accès à l’université à toute personne désireuse de savoir peu importe son âge. Dans tous les cas, c’est à l’université que revient la décision d’accueillir qui elle veut dans ses enceintes, et elle sera jugée par la qualité de la formation et le placement de ses finissants dans la société. N'ayons crainte, les algériens, sans l'obstacle du bacc, ne prendront pas d'assauts les universités. Et les universités ne seront pas plus pauvres qu'aujourd'hui en comptant seulement sur le financement de l'état.

jeudi 8 septembre 2011

Le baccalauréat, est-il légal?

Le BACC: est-ce vraiment utile ou seulement un spectacle sinistre

Chaque année, des milliers de nos jeunes se préparent ardemment pour l'examen de la fin du cycle du secondaire: le baccalauréat, ou bacc tout court. Il y en a même ceux qui préparent le bacc blanc. Toute la grande famille du candidat embarque dans le jeu, avec des promesses et aussi avec des mises en garde, mais surtout avec beaucoup de soucis et de stress. Peut-être que cet examen est le déclenchement de la fin de l'adolescence et le début de la responsabilisation du jeune. Il se sent responsable parce qu'il se trouve le principal acteur au milieu de cette tornade. La famille se mêle aussi pour mettre toutes les chances du côté du candidat peu importe les moyens, et peu importe les sacrifices. Chez certains candidats, la déception est fatale.
Mais est-ce vrai que cette mobilisation en vaut la peine? Pas certains pour beaucoup de candidats, sauf peut-être pour leur orgueil et la fierté éphémère de la famille en cas de réussite. La raison est simplement et quotidiennement évoquée par tous: qu'ont fait ceux qui ont terminé leurs études universitaires? Ou tout simplement: à quoi sert le bacc? La réponse à la première question demeure un sujet de débat à tous les niveaux depuis l'indépendance de l'Algérie. Le résultat est que les algériens, à titre d'exemple, ne sont même pas capables de construire un simple immeuble à logements, des entreprises étrangères s'en chargent. Ridicule. La réponse à la deuxième question pourrait être la limitation de l'accès à l'université. Mais alors, on peut limiter (filtrer) l'accès à l'université par d'autres moyens sans stresser des centaines de milliers de personnes et dépenser des milliards de dinars.
À vrai dire, même le ministre de l'enseignement ne cerne pas l'utilité de l'examen du bacc sans parler de sa nécessité. Il semble que c'est un héritage du colonialisme et qu'on n'a pas encore eu l'idée de débattre de ce sujet. Pourtant les français eux-mêmes sont pris dans ce jeu et ne savent comment gérer leur université.
Et si l'on regarde un peu plus loin, vers l'Amérique du Nord par exemple, est-ce que les étudiants ont un bacc à passer pour accéder à l'université? La réponse est NON. Est-ce que leur université se porte bien? OUI, et c'est la meilleure au monde. La justification: l'université est autonome dans l'élaboration de ses plans stratégiques, et les entreprises financent les universités et y viennent chercher le savoir et les compétences.
Revenons en Algérie. Le bacc est-il utile, nécessaire? Est-ce qu'un examen peut remplacer, en terme de justesse, l'évaluation d'un travail soutenu le long d'un cycle de trois ans comme celui du secondaire? Est-ce que l'évaluation ponctuelle du candidat par des évaluateurs sous diverses pressions sans tenir compte d'autres caractéristiques du candidat est équitable? Peut-on évaluer les aptitudes d'un individu à travers un questionnaire sur du papier? On peut en poser des dizaines de questions de la sorte.
Je pensais que les gouvernements d'Algérie pourraient tout revoir sauf les politiques du service militaire vu ce que les algériens ont enduré durant le temps du colonialisme, et vu leur fragilité comme tout pays émergent. Pourtant la question du service militaire ou national a été débattue, des textes ont été adoptés et cette innovation a bien servi le pays. Comment continue-t-on à martyriser nos jeunes avec un bacc? Une personne peut-être très créative, tout en étant faible académiquement, ou craintive et ne supportant pas la pression lors d'un examen. Cet examen est injuste. Il s'apparente plus à un triste spectacle qu'à une évaluation des connaissances, encore moins à une évaluation des aptitudes.
Une autre injustice flagrante contre tout le peuple algérien est l’interdiction de l’accès à l’université à toute personne désireuse de savoir peu importe son âge. Dans tous les cas, c’est à l’université que revient la décision d’accueillir qui elle veut dans ses enceintes, et elle sera jugée par la qualité de la formation et le placement de ses finissants dans la société. N'ayons crainte, les algériens, sans l'obstacle du bacc, ne prendront pas d'assauts les universités. Et les universités ne seront pas plus pauvres qu'aujourd'hui en comptant seulement sur le financement de l'état.
Je pense qu'il est temps d'abolir ces examens de bacc et de BEM, et de procéder aux cycles suivants par les évaluations continues faites le long des cycles précédents, avec des recommandations des professeurs ou d'un conseil de professeurs pour l'orientation des futurs universitaires. Chaque université est la seule apte à décider des admissions de ses étudiants. Le financement des universités devrait dépendre de sa production, et surtout du placement de ses diplômés.